On va garder le meilleur pour la fin ; voici donc les galères et points noirs de notre périple : 

  • Incontournables, mais dures à gravir : les montées du pays de Morlaix !
    Ce sont des descentes abruptes qui se finissent par un virage à angle droit (débouchant souvent sur un petit pont) avant d'attaquer un côte encore plus raide ! Impossible de prendre de l'élan dans la descente pour aider à remonter la pente... Dur, dur, dur...
    Première leçon d'humilité de ce Tro Breiz : nous avons mis pied à terre dès la première journée.
  • Fatigant et ébouriffant : le vent dans le nez durant toute une journée !
    Le 15 Août, nous avons piqué au sud vers Vannes et nous avions un vent fort (ça moutonnait sur le lac des Ducs à Ploërmel) en plein dans le nez.
    C'est long les descentes quand on est obligé d'appuyer sur les pédales pour atteindre 25 km/h ! Et les montées sont encore plus difficiles à gravir...
  • Désespérante et presque monotone : la belle route toute droite mais bien vallonnée !
    Celle que l'on a empruntée ce fameux 15 Août : le vent s'y engouffrait bien dans l'axe et le relief n'était pas très bien repassé !
  • Pas très maligne et peu judicieuse : l'option de continuer plus loin plutôt que de bifurquer vers le camping prévu
    Encore et toujours le 15 Août ! Nous avions prévu une halte à Trédion et nous avons voulu aller jusqu'à Elven... où il n'y a pas de camping ! Obligés d'aller jusqu'à Vannes... et même jusqu'à Arradon ! Longue étape non prévue au départ !
  • Rageant et presqu'angoissant : le jeu du petit poucet avec nos rayons !
    1 rayon laissé à côté de Saint-Malo, 2 ou 3 à Vannes pour finir avec 6 rayons en moins à Saint-Pol ! Sur 36 rayons, cela commence à faire. Heureusement que la jante et le rayonnage étaient neufs... :-C Alors que la roue avant (d'origine, si l'on peut dire) n'a pas bronché de tout le trajet.

Et maintenant, la crême de la crême, les meilleurs moments de notre Tro Breiz, les raisons qui nous feraient repartir (et qui nous donne l'idée de faire d'autres périples en tandem) :

  • Grisantes : les descentes (plus ou moins droites) où le tandem file sans effort, sans avoir à pédaler et où les voitures restent loin derrière.
    Vitesse max : 69,9 km/h ! LOL 8-)
    Une note particulière pour la descente en sortie de Trémuson avant Saint-Brieuc : un paysage agréable, une route qui virevolte tranquillement avec une vitesse supérieure à 45 km/h pour déboucher sur un pont qui enjambe une vallée très encaissée.
  • Reposant : le petit vent dans le dos sur la majorité du parcours
    C'est l'un des pires fléaux du cycliste, mais c'est également la meilleure aide s'il souffle dans le bon sens. Il bien voulu coopérer sur la majeur partie de notre trajet. Ouuff ! LOL
  • Rassurant pour la suite de la journée : la pluie torrentielle qui nous réveille en pleine nuit et qui s'arrête quasi nette lorsque le réveil sonne... On a pu déjeuner au sec, mais pas sécher la tente. ;)
  • Encourageante : la satisfaction quand on arrive à chacune des cathédrales. Avec un périple par étapes, on mesure plus facilement le chemin parcouru, c'est encourageant pour des néophytes ! LOL
  • Dépaysante : la (re)découverte de notre jolie région et de ses multiples pays. On remarque bien certaines limites culturelles (la coupure entre les KER- et les VILLE) et on apprend à découvrir des villages et des bourgs dont notre connaissance s'arrêtait aux noms souvent lus rapidement depuis la voie express.
  • Enrichissante : cette aventure à deux dans laquelle on s'est lancé sans savoir jusqu'où l'on pourrait aller. Finalement, le tandem, c'est vraiment une image du couple : si l'on veut aller loin, il faut savoir ménager la mécanique et les cyclistes, il faut savoir communiquer, anticiper (les coups de frein, les montées, les virages), s'épauler, s'enrichir de nos différences, ne pas forcer tout seul mais se mettre au rythme de l'autre (même si l'on a l'impression d'aller moins vite).