Les attaques du soleil étaient à peine affaiblies par les zones ombragées et le vent qui nous tournait autour.
Par contre les paysages étaient vraiment jolis à traverser et les petites routes que nous avons empruntées entre Tréguier et Saint-Brieuc nous laissaient tranquilles, sans voiture, mais évidemment avec quelques montées et descentes intéressantes.

Nous avons commencé par la traversée du Jaudy à la sortie de Tréguier, puis le Trieux quand Lézardrieux fut passé avant de monter sur les hauteurs dominant Paimpol.
Les paysages étaient plutôt jolis, le soleil ne tapait pas encore trop fort et les côtes étaient encore surmontables.

Nous nous sommes arrêtés à l'entrée de Paimpol pour nous ravitailler et faire un point sur des cartes plus précises : quel itinéraire prendre pour éviter les montées dévastatrices ?
C'est assez facile de les prévoir : la route coupe un cours d'eau ? Il y aura une descente abrupte et une montée plus raide encore !
Nous avons donc renoncé à la route côtière pour privilégier un itinéraire plus campagnard, mais moins vallonné et surtout moins passant pour que les voitures ne nous embêtent pas trop.

Après notre ravitaillement, nous avons tout de même fait un crochet par l'abbaye de Beauport, ce qui nous a offert quelques côtes longues à gravir. D'autant plus que le soleil commence à monter dans le ciel et qu'il semble darder tous ses rayons sur nous seuls.
Le record de vitesse de la journée (57,9 km/h) sera d'ailleurs réalisé dans une belle descente après l'abbaye, malheureusement terminée en virage sec qui nous a cassé tout notre élan pour gravir la côte qui a suivi.

Après ces péripéties, nous nous sommes arrêtés pour une pause bien méritée à l'ombre de l'église de Pléhédel qui sonnait 1h de l'après-midi.
Festin de roi au menu : saumon fûmé précédé d'un melon bien frais et désaltérant !

Notre compteur affichait déjà 32 km pour une moyenne de 17,0 km/h et nous savions que nous étions quasiment à la moitié de notre étape du jour.

Une fois remis en selle, l'allure était meilleure : moins de dénivelés, le tandem roulait "presque" tout seul.
Avant d'atteindre Pléguien, nous avons repéré deux cyclistes en promenade que nous avons doublé facilement sur le plat... mais qui nous ont tout aussi facilement doublé dans la montée suivante ! LOL
Après quelques échanges où nous leur exposions notre intention de rejoindre saint-Brieuc, ils décident de rallonger un peu leur tour et nous proposent de faire la route ensemble jusqu'à Plélo pour nous mettre sur la route de Saint-Brieuc.

Ce n'était pas l'itinéraire que nous avions prévu, mais nous nous sommes fiés à leur expérience et leur connaissance des routes du coin.
Nous ne le regrettons d'ailleurs pas puisque notre petit groupe allait bon train (mais sans forcer) et les montées passaient bien mieux. Nous ne forcions pas trop dans les descentes pour ne pas les perdre, mais ils nous servaient de locomotives pour monter.
De plus, nous n'avions pas besoin de faire de pause pour vérifier notre route et notre position, ce qui fait gagner du temps !

Nous sommes donc passés par des routes très propres, au revêtement tout neuf, mais quasiment sans voiture, à travers les sous-bois : une belle balade en compagnie de cyclistes convaincus (plusieurs Paris-Brest-Paris à leur actif, du tandem également pour l'un d'eux).
Et ils nous ont laissés près de Châtelaudren, avant la 4-voies, avec une consigne simple et sûre : pour Saint-Brieuc, c'est tout droit !

Effectivement, c'était bien tout droit vers Saint-Brieuc : on longe d'abord la 4-voies puis on contourne Plerneuf vers Trémuson et on descend en roue libre dans une belle descente en virages (vitesse entre 45 et 53 km/h tout le long de la descente ! ) avant de peiner dans la longue montée sous le soleil.

Arrivés à Saint-Brieuc, il suffit de continuer tout droit en descente tranquille pour tomber sur la cathédrale Saint-Etienne.
Arrivés vers 16h sous le porche, nous avons donc eu le temps de visiter tranquillement la cathédrale (le chevet et les chapelles attenantes étant en travaux) tout en profitant de la fraîcheur des lieux.
Nous n'avons pas trouvé d'autel dédié à Saint Brieuc (peut-être dans la partie en travaux ?), mais cela ne nous a pas empêchés de prendre le temps d'une prière.

Nous sommes ensuite allés directement au presbytère de la cathédrale pour prendre contact avec le Père Antoine LE MEUR, le curé, qui nous avait proposé un hébergement. Nous l'accompagnons donc jusqu'à Saint-Michel puis nous prenons nos dispositions pour la soirée : déchargement des sacoches, douche et recherche d'un ravitaillement qui se fera après la Messe (et un temps d'adoration, comme à Tréguier : nous sommes gâtés pour notre Tro Breiz ! ).

Un spot WiFi nous permet de poster les deux billets des deux étapes précédentes : les brouillons attendaient sagement dans l'ordinateur que l'on trouve une connexion.
Un autre spot (merci Ildut pour les identifiants) nous a permis de mettre ce billet en ligne.


Voici le trajet de la troisième étape entre Tréguier et Saint-Brieuc.

Bougez le curseur du profil altimétrique pour voir sur le parcours où l'on a dévalé en roue libre et où l'on a dû mettre pied à terre pour pousser le tandem.