La question ne se pose pas pour la quasi totalité des pèlerinages : on part d'un endroit précis avec un objectif déterminé, on ne fait pas une grande boucle qui retourne au point de départ.

Pour le Tro Breiz, les avis divergent selon les sources. Mais ceux que l'on entend le plus affirment qu'il faut aller de l'ouest vers l'est, à l'instar du soleil.

Petit temps de réflexion...

Nous avons toujours appris que le soleil allait de l'est à l'ouest, non ? Tout au moins pour l'hémisphère nord, où s'accomplit le Tro Breiz...

Voici donc un élément de compréhension proposé par Yvon Autret sur le site trobreiz.com :

C´est là qu´intervient le symbolisme du soleil. Traditionnellement l´ouest c´est le couchant où meurt le soleil en attendant sa renaissance à l´est. C´est ainsi qu´une multitude de croix et calvaires portent sur leurs faces un Christ en croix regardant l´ouest, alors qu´au revers une Vierge à l´Enfant regarde vers l´est, symbole de renaissance.
Au cours d´un pèlerinage, le vrai pèlerin marche vers sa propre renaissance. S´il effectue un pèlerinage circulaire et veut conserver toute la force du symbolisme, il doit partir de l´ouest et marcher vers l´est. Quand il atteint le point le plus à l´est, il atteint le point de renaissance. Il lui reste alors tout le trajet retour pour vivre une nouvelle vie.

Pour ne pas froisser les puristes, nous partirons donc de Saint-Pol vers Tréguier et nous ne passerons à Quimper qu'en fin de parcours.

Cela n'a que peu d'importance pour nous puisque l'essentiel est de relier les sept cathédrale, sans chercher l'exploit sportif ou spirituel, sans chercher à imposer notre démarche.

Selon moi, la démarche qui prévaut doit être une démarche de conversion qui prend tout son sens lors du tro breiz : on quitte en effet ses habitudes de vie, ses repères, son lieu de vie pour se tourner vers Dieu, avancer vers Lui et L'écouter.
Mais cette conversion ne doit pas durer que le temps du trajet, elle doit enraciner notre foi pour qu'elle baigne tout notre quotidien. Et c'est cela qui se produit lorsque la boucle est bouclée : on revient d'où l'on est parti, on retrouve ses habitudes, mais l'âme n'est plus la même, on ne peut plus vivre comme avant.

On part pour revenir, on quitte pour retrouver ; mais le pèlerin à l'arrivée n'est plus le même qu'au départ.